1er Prix du Concours international sur l'école de demain : Boîtes à merveilles - Ali Doublali, Salmane Bouchra et Yassine Norddine - LePolus

1er Prix du Concours international sur l'école de demain : Boîtes à merveilles - Ali Doublali, Salmane Bouchra et Yassine Norddine

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LePolus a le plaisir de partager le projet "Boîtes à merveilles" d'Ali Doublali, Salmane Bouchra, et Yassine Norddine, qui résument ainsi leur projet:

Face à l’école institutionnalisée, cloisonnée et inaccessible à un grand nombre d’enfants et de jeunes dans les bidonvilles au Maroc, le projet: «Boîte à merveilles» intervient et réagit afin de rendre le milieu d’apprentissage scolaire facilement accessible aux habitants. L’idée est de créer une boîte d’apprentissage faite par et pour les habitants du bidonville « Douar Gueraa » à Rabat. Le projet s’installera comme un repère au centre du quartier- là où les habitants se rassemblent quotidiennement pour collecter de l’eau -, Il attirera les citoyens des zones environnantes et tentera de désenclaver l’entité et de la réintégrer dans son environnement.


Le projet reprend l’esprit constructif de recyclage dans les bidonvilles et exprime une matérialité plastique propre à son lieu d’intégration. Sa construction intégrera le savoir-faire des habitants lors de la collecte des matériaux et de leur montage, chose qui rend le projet facilement appropriable par ses futurs usagers. Contrairement à la matérialité exprimée à l’extérieur de la boîte, l’intérieur présente un espace technologique animé et envahi par les écrans réactifs.

L’usager est choqué, il retrouve la technologie là où il n’y s’attend pas. Le mur aveugle et sourd de l’école traditionnelle est devenu un mur qui lui parle, qui interagit avec le toucher de l’élève. Le sol rigide et froid est transformé en une scène où se projette des images en mouvement, un sol qui oblige l’élève à le toucher par ses mains, et non pas que par ses pieds. Les élèves sont enveloppés par la technologie qui crée de nouvelles postures. Les rangs bien ordonnés en face du tableau se transforment en des petits groupements spontanément transformables par les élèves. Ils ne s’assoient pas nécessairement sur la table, ils bougent, ils s’assoient des fois par terre pour apprendre, ils s’allongent, se rassemblent en groupes autour de l’écran ou s’isolent dans les niches ceux dans les contenaires.


 L’ennui de l’école traditionnel ne trouve pas place dans cette boîte ludique. Enfin, les habitants de Douar Gueraa ne sont plus marginalisés et exclus, ils communiquent avec le monde, ils apprennent des cours de la part d’un professeur en Espagne, en Egypte, en France. « Boîte à merveilles » est un monde surréel, un espace qui bouge, un espace en mouvement.

Au lieu d’investir dans des murs figés et sourds, le projet préfère d’investir dans des meubles modulables et des écrans technologiques rythmant l’utilisation et l’aménagement adaptable de l’espace. La boîte présente donc un continuum non cloisonné. Plusieurs évènements peuvent s’y dérouler, et c’est à l’usager de faire sa propre architecture de l’espace selon ses besoins.

« Caissons de rêves » est aussi un espace de jeux et de détente urbaine, sur les
façades extérieurs de celles-ci, plusieurs postures sont possibles, ces façades ne servent pas de séparation, d’interdiction, mais ce sont des façades que l’on peut traverser, utiliser pour s’assoir, s’allonger et jouer.


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